Ils étaient tous deux du Venezuela, le frère et la soeur …. bon , elle n’avait que 19 ans , ce qui pouvait expliquer sa naïveté , mais lui quand même … Et puis je ne me souviens plus ce qui les  avait projetés là , à Florence , en pleine Toscane , à l’époque où il faisait encore bon étudier les  beaux arts sur place . Ils avaient regardé mon spectacle  … et on a discuté après .

Mes hôtes  australiens ont ramené la fille à l’appartement, parce qu’elle ne savait pas trop où aller  et j’ai dû déménager de ma chambre pour aller dormir sur le balcon. Pas de problème, en plein été ça va …. Mais notre collectif manquait vraiment de place . Parce qu’avec les soldats américains dans le salon, ça faisait beaucoup .

Un matin la petite vénézuélienne pleurait  toute seule , dans la cuisine . Et moi de lui demander ce qu’il se passait …

Elle n’avait pas eu de nouvelles de son frère depuis quelques jours : je lui ai proposé de faire un tour de la ville en voiture , sait-on jamais .

Autorisation de faire un spectacle Piazza Santa Croce, 1979

Autorisation de jouer quotidiennement un spectacle sur la Piazza Santa Croce, à Florence, Août 1979

Le soir même on l’a repéré prés de la gare, il faisait le tapin .

Nous sommes allées le chercher : ça suffit , arrête de faire le con , tu prends le premier avion avec ta sœur et tu rentres à la maison . Aussitôt dit, aussitôt fait . Enfin je crois .

Plus jamais revus ces deux là .

Les Australiens , imperturbables , m’ont cuisiné un spaghetti lorsque je leur ai raconté  .

Et la vie continua …. Je retournai Piazza Santa Croce pour jouer le spectacle devant des vieilles florentines qui m’attendaient sur des chaises pliantes .

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